Ali, 25 ans, a quitté son village natal du Soudan pour la France où il est arrivé en août 2016. Il s’est confié sur son parcours lors d’une interview réalisée avec son ami Abdellah également étudiant, qui a fait l’objet d’un article récemment dans la série #demandeurdavenir  r. Ali a pour projet de devenir analyste-programmateur informatique après ses études d’informatique sur la plateforme proposée par Kiron.  

« Je viens d’un village où il n’y a ni internet, ni téléphones mobiles, ni université. Mon père et mon grand-père ne sont jamais allés à l’école ». Suite à ses confidences, Ali nous a fait part de son désir d’apprendre et de sa détermination pour décrocher un travail intéressant et reconnu. « Si vous désirez quelque chose, travaillez dur et vous y parviendrez », déclare-t-il avec un sourire grand comme ses rêves. « Ça n’a pas été facile, d’autant que je ne parlais pas français en arrivant ». C’est à l’hôpital où il est resté plusieurs mois à son arrivée en France qu’il apprend la langue. En discutant avec le personnel médical, avec ses camarades de chambre et ensuite en suivant les cours de français dispensés par l’association BAAM à Barbès, où il croise Abdellah (portrait #demandeurdavenir n°2). Après avoir rejoint d’autres associations telles qu’InFLEchir, Ali entend parler de Kiron par un étudiant et avec l’aide d’Abdellah parvient à s’inscrire à la formation en ligne d’informatique. 

Ali sait ce qu’il désir: « Dans un an je pourrai accéder à l’université » comme Raphaël, dont nous avons dressé le portrait et qui a été pour lui une source d’inspiration : « je l’ai écouté parler un français parfait, il m’a donné envie d’étudier ». Son objectif : faire du coding, devenir analyste-programmeur informatique et créer des sites internet.

Avec l’aide de son ami Abdellah, et grâce aux outils proposés sur la plateforme Kiron sous forme de vidéos et d’un dictionnaire, Ali a pu achever 29% des cours en seulement un mois. Le plus dur selon lui c’est d’être précis : « En coding, une simple erreur peut bloquer la mise en œuvre d’un programme, une simple faute de lettre ou d’espace empêche la création d’un site». Alors, « pour être sûr d’avoir tout compris et tout assimilé, je réinitialise mes cours et je les fais deux fois. Il m‘est arrivé de tout reprendre à zéro ». Suivre la formation de Kiron lui demande un investissement énorme, d’autant qu’il n’a comme outil de travail que son smartphone. Abdellah joue pour lui un rôle de mentor et lui confère une aide précieuse : « Nous nous sommes rencontrés grâce à Kiron et maintenant nous sommes devenus amis ».

« Mon but c’est d’achever le programme pour accéder ensuite à l’université et à termes trouver un bon travail ». Ali salue l’opportunité que lui a offert Kiron d’étudier et de faciliter l’accès à un avenir professionnel : «Avec Kiron c’est la première fois que je parviens à trouver des cours en ligne qui soient diplômants et surtout gratuits ».

Hélène Delaplace 

#demandeurdavenir est une série de portraits de personnes réfugiées et demandeuses d’asiles bénéficiant des programmes d’éducation de Kiron France. Découvrez leur histoire!